Je voudrais rendre hommage à une infirmière qui se prénomme Sandrine et que j’ai l’impression d’avoir connue tout long de mon parcours médical. Au 1er étage de l’ICP, en cardiologie, elle a été d’un grand soutien moral après ma greffe cardiaque car elle m’a accordé beaucoup de temps pour me rassurer, pour me parler et pour essayer de me donner envie de me battre. Infirmière de nuit, elle était comme une petite lumière pour mes nuits très sombre. Discrète et présente à la fois, elle a marqué mon parcours.
D’autant qu’elle était déjà au même poste onze ans en plus tôt, la toute première fois que j’ai été hospitalisé et qu’on a découvert ma maladie. Déjà la même présence et la même empathie, et toujours le même temps pris pour m’expliquer calmement ce qu’il m’arrivait. Elle était déjà la petite lueur dans ma nuit.
Et elle était encore là, la même lueur, quand j’ai été inscrit sur liste d’attente de greffe. La même présence, la même bienveillance. Le même calme.
Je ne connais même pas son nom, elle ne se souvient sûrement pas de moi, mais j’aimerais beaucoup qu’elle sache qu’elle a éclairé mes nuits quand elles étaient très obscures.
De temps en temps, quand je pense à elle avec gratitude, mon nouveau cœur lui adresse quelques battements de reconnaissance pour la professionnelle et la belle personne qu’elle a été avec moi.